Comment l'erreur arrive dans le mental ?
Deux choses semblent enregistrées – mais ne le sont pas – dans les magasins standards : l’émotion douloureuse et la douleur physique.
L’action du mental analytique est suspendue en période de douleur intense. En fait, le mental analytique se comporte exactement comme un organe auquel on couperait les vivres en cas de choc.
En fait, l’organisme a résolu le problème. Peut-être que ce problème est très difficile du point de vue biologique, et peut-être que la solution n’est pas très bonne, mais d’importantes dispositions ont été prises pour pallier ces moments où l’organisme est «inconscient».
La réponse au problème de faire réagir l’organisme dans les moments «d’inconscience» ou de «quasi inconscience» est aussi la réponse à la folie et aux maladies psychosomatiques et à toutes les bizarreries mentales auxquelles les gens sont sujets et qui ont donné naissance à la fable «l’erreur est humaine». Des tests cliniques prouvent que ces affirmations sont des faits scientifiques :
1. Le mental enregistre à un certain niveau de façon continue pendant toute la vie de l’organisme.
2. Tous les enregistrements de la vie sont disponibles.
3. «L’inconscience», état dans lequel le mental n’a plus connaissance de son milieu environnant, n’existe que dans la mort, mais jamais comme amnésie totale au cours de l’existence.
4. Tous les dérangements mentaux et physiques d’origine psychique proviennent de moments «d’inconscience».
Une pâle approximation peut être obtenue par l’hypnose, soit avec ses techniques ou drogues habituelles. En installant des «suggestions positives» chez un sujet, on peut le faire agir comme un malade mental. Ce test n’est pas nouveau. Il est bien connu que les compulsions ou les refoulements peuvent être ainsi introduits dans le psychisme. Le Grec ancien le connaissait bien et l’utilisait pour produire divers hallucinations.
Le choc des accidents, les anesthésiques utilisés pour les opérations, la douleur des blessures et les délires de la maladie sont les principales sources de ce que nous appelons «l’inconscience».
Lorsque l’individu se trouve totalement ou partiellement «inconscient», son mental réactif se branche en totalité ou en partie ; quand il est totalement conscient, son mental analytique contrôle parfaitement l’organisme. Quand la conscience diminue, le mental réactif s’introduit d’autant.
La banque réactive ne stocke pas les souvenirs tels que nous les concevons. Elle emmagasine des engrammes*. Ces engrammes sont un enregistrement complet, jusqu’au moindre détail précis, de chaque perception présente au moment «d’inconscience» partielle ou totale. Ils sont aussi précis que n’importe quel autre enregistrement dans le corps. Mais ils possèdent leur propre force. Ce sont comme des disques de phonographe ou des films cinématographiques, si ceux-ci contenaient toutes les perceptions (vue, son, odorat, goût, sensations organiques, etc.).
*L’engramme est un moment «d’inconscience» contenant de la douleur physique ou une émotion pénible ainsi que toutes les perceptions, et que le mental analytique ne peut atteindre et utiliser comme expérience.